Ce que fait Krantz & Polak en cas de dommages de tempête
Tempête, tornade et grêle laissent un schéma typique : tuiles desserrées ou disparues, grange disloquée, gouttières tordues, clôtures à terre, parfois un arbre sur le toit. Souvent il s’agit de dégâts à l’enveloppe dont l’ampleur réelle n’apparaît que lorsque la première pluie suivante traverse le toit.
Nous regardons trois choses à la fois : quels sont les vrais dommages, l’application de la police est-elle correcte, et l’offre de réparation est-elle raisonnable.
Évaluation des dommages sur site
Une expertise tempête ou grêle exige quelqu’un qui monte sur le toit. Nous cartographions systématiquement tuiles, isolation, gouttières, lucarnes et éléments de façade. Pour la grêle, nous regardons aussi les dégâts moins visibles : faîtages en zinc enfoncés, fissures dans les plaques de toiture, micro-impacts sur les panneaux solaires qui fonctionnent encore mais tomberont en panne dans l’année.
Force du vent et données KNMI
C’est là que se situe souvent l’argument-clé des assureurs. La police couvre à partir d’une certaine force du vent — généralement 7 ou 8 Beaufort — et l’assureur renvoie au KNMI pour constater que cette limite n’a pas été atteinte. Mais la force du vent est une moyenne sur 10 minutes à une station donnée. Une bourrasque de 100 km/h peut survenir localement sans que la station de mesure à dix kilomètres ne signale une force du vent moyenne élevée. Et pour les tornades, la mesure ne s’applique tout simplement pas — là, les témoignages oculaires, d’autres toits touchés dans le voisinage et d’éventuels signalements KNMI de phénomènes locaux comptent.
Nous récupérons ces données complètement et déterminons si l’application de la police par l’assureur tient.
Dégâts de grêle
La grêle est un tableau de sinistre à part. Avec de gros grêlons — à partir d’environ 2 cm et certainement au-dessus de 4 cm — apparaissent en peu de temps de gros montants de dommages. Les assureurs appliquent à certains risques spécifiques (cultures, véhicules et panneaux solaires) des conditions propres, parfois avec un diamètre minimum du grêlon. Pour les pertes d’exploitation dans le secteur agricole, les juges ont déjà jugé à plusieurs reprises qu’une telle exigence ne peut être invoquée sans limite — les dommages factuels et le contexte de police comptent.
Pour la grêle sur un toit, nous prêtons attention à la différence entre dommage visible et fonctionnel. Des bosses légères dans le zinc ne sont pas toujours réparables ; elles peuvent toutefois avoir réduit de moitié la durée de vie du matériau. Cela doit être compté.
Conditions de police au crible
Nous testons votre police sur :
- Seuil de force du vent et charge de la preuve : invoqué à juste titre ou non ?
- Exclusion pour « entretien différé » : argument fréquent pour les toits plus anciens. Difficile à étayer du côté de l’assureur.
- Valeur d’usage contre valeur à neuf : pour les couvertures de toit dépassant un certain âge, les assureurs veulent souvent calculer à la valeur d’usage. Les conditions de police déterminent si c’est exact.
- Sous-limites pour granges, abris de jardin et annexes : souvent cachées dans la police, souvent pertinentes.
Accompagnement jusqu’à l’indemnisation
Jusqu’à l’achèvement des réparations et au versement du dernier montant. Y compris l’évaluation des devis, le conseil entre réparation et remplacement, et — si nécessaire — la contestation des abattements déraisonnables.
Points de discussion fréquents
- « La tempête n’atteignait pas la norme » : la mesure KNMI doit correspondre au lieu et au moment. Une bourrasque locale ou une tornade est distincte de la moyenne.
- « Les tuiles étaient déjà desserrées » : une affirmation que l’assureur doit étayer, pas que vous devez réfuter.
- Correspondance esthétique contre fonctionnelle : une tuile neuve sur un toit ancien se voit différemment. La question est de savoir si c’est juridiquement acceptable dans votre police.
- Panneaux solaires après la grêle : souvent encore fonctionnels, panne dans 1-2 ans. Ce schéma de dommage est connu dans la profession et peut être étayé.
- Pertes d’exploitation dans le secteur agricole : pertes de récolte, serres renversées, dommages aux stocks — souvent davantage couverts qu’une première lecture de la police ne le suggère.