Ce que fait Krantz & Polak en cas de vol et cambriolage
Un cambriolage laisse une sale impression qui se prête mal à l’assurance. Le côté matériel, en revanche, est bien une question d’assurance — et c’est ce côté-là que nous parcourons avec vous, soigneusement et sans bruit.
Dans ce dossier, trois choses comptent : prouver ce que vous aviez, prouver ce qui a disparu, et prouver que votre situation relève de la police. Sur ces trois plans, nous voyons des assureurs mener des défenses qui factuellement ou juridiquement ne tiennent pas toujours.
Inventaire des dommages et liste des biens volés
La base est un inventaire détaillé : qu’est-ce qui a été volé, qu’est-ce qui est resté endommagé, qu’est-ce qui a été détruit par l’effraction elle-même (chambranle, fenêtre, coffre). Nous dressons cette liste avec vous — non « un ordinateur portable », mais « MacBook Pro 14 pouces M2, acheté mars 2023, numéro de série X, prix d’achat original 2 499 € ».
Pour bijoux et art, nous travaillons avec des rapports d’expertise — votre ancien rapport du bijoutier, ou si besoin une expertise rétrospective sur la base de photos. Pour l’électronique, nous retrouvons les numéros de série via les garanties fabricant, les déclarations fiscales (pour les biens professionnels) et les sauvegardes cloud.
Prouver la propriété
Les assureurs demandent presque toujours une preuve que vous étiez propriétaire. Cela est difficile dans beaucoup de foyers — qui a encore toutes les factures d’une montre vieille de dix ans ? Pour votre position probatoire peuvent aider :
- Tickets d’achat, certificats de garantie et factures.
- Photos sur lesquelles figurent les objets (photos d’intérieur, réseaux sociaux, anniversaires, vacances).
- Annexes d’assurance et rapports d’expertise antérieurs.
- Relevés bancaires avec achats.
- Pour les biens hérités : testament, acte de partage, ou photos de générations précédentes.
Nous vous accompagnons dans cette reconstitution. Dans la plupart des cas, il y a plus de choses démontrables qu’on ne le pense à première vue.
Conditions de police et exigences de sécurité
Beaucoup de polices contenu posent des exigences sur la sécurité de votre logement ou local : certaine classe de serrures, quincaillerie, certification d’alarme pour risques élevés, ou fermeture nocturne pour locaux professionnels. L’assureur peut invoquer ces exigences pour refuser ou réduire votre demande.
Nous évaluons si les exigences invoquées figurent réellement dans la police, si elles sont juridiquement tenables (un certain nombre de conditions standards ont été rejetées par les juges comme déraisonnablement contraignantes) et — surtout — s’il existe un lien causal entre l’écart et le cambriolage. Un cylindre SKG manquant est une autre histoire si le cambrioleur est entré par une fenêtre cassée.
Sous-limites et discussions de valorisation
Les polices contenu prévoient souvent des sous-limites pour catégories spécifiques — bijoux jusqu’à un certain montant, audio-visuel, argent liquide. Ce qui dépasse cette limite n’est pas remboursé sauf couverture additionnelle. Nous vérifions quelles limites s’appliquent, si vous les avez « activées » par couverture additionnelle, et si l’assureur applique les bonnes limites.
Pour les discussions de valorisation — surtout pour bijoux, antiquités, art et électronique haut de gamme — nous faisons appel à des experts externes au besoin. Leurs frais font partie de votre dommage recouvrable.
Accompagnement jusqu’à l’indemnisation
Jusqu’au dernier montant sur votre compte. Nous menons la communication avec l’assureur, évaluons les propositions intermédiaires et — si rien n’aboutit — conseillons sur Kifid ou le juge.
Points de discussion fréquents
- « Pas de plainte = pas d’indemnisation » : la plainte est presque toujours obligatoire ; assurez-vous qu’elle existe avant de négocier davantage.
- « Pas de preuves d’achat = pas de remboursement » : c’est une présomption, pas une règle. La possession démontrable peut prendre bien des formes.
- Valeur d’usage pour les biens plus anciens : souvent justifiée, parfois non — votre police décide.
- Sous-limite pour bijoux ou argent liquide : vérifiez si vous êtes au-dessus ou en dessous, et si une couverture additionnelle a été incluse.
- Exigence de sécurité invoquée : toute violation ne mène pas au refus. La causalité compte.
- « Circonstances suspectes » : sans preuves étayées, ce n’est pas un motif de refus. Un soupçon n’est pas une preuve.